Pourquoi attendre les dimanches pour se chauffer sous le soleil ou sous la lune coucoupée Ils fondent ta pensée sur les chemins étroits et te marquent d’indigo Il y a l’odeur des mots quand tu traverses des gouttes qui tombent sans ton accord Samedi 21 avril 2012
Je confonds air et aria quand le vent se fait verbe ou bien c’est le verbe qui est vent Toi le grand dormeur dont j’admire le sommeil lorsqu’il échappe au mien Tu crois lover tes rêves dans la fête du calme je te regarde faire mais c’est moi qui agis 18 avril 2012
Tu tombes dans ce puits à l’issu de ta quête et pourtant tu es là Rencontre avec toi-même Tu veilles souverain sur l’à-venir trembles en pensant au passé Répares les fautes du présent te plaindrais-tu de ta fatigue alors que j’erre en t’attendant 6 avril 2004
Comment sous les salves garder le secret je me sens si vivant sans rêves et sans extases Aujourd’hui un déferlement de pensées m’épouse comme une proie mais je ne dirai rien Et pourtant l’oiseau quand il mange n’utilise que son bec 5 avril 2012
Je porterai en insigne le nom de mes disparus quitte à percer le cuir Avant de me précipiter je prendrai garde de me pencher pour voir si des passants ont avec eux des airs de ressemblance Avant de me pencher je pleure à cause du souvenir qu’évoque ton message 3 avril 2012
La foudre heureusement est tombée je me sens léger et rien ne m’empêche De grandir comme l’arbre dont le tronc avoue l’âge Je puise dans les plis de ma terre le sel qui me nourrit 29 mars 2012
Je reste en souvenir de bribes et de balbutiements proche moi-même du mutisme Oh ! ces passages de silence quand le blanc l’emporte dans l’effroi D’un double qui parle à ma place 27 mars 2012
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