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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 18:03

" Il faut être deux et que passe un courant pour que la poésie soit."  C'est par cette citation de Claude Roy que s'ouvre cet ouvrage de FB Rey qui apparaît au contraire, au départ, comme le fruit d'un méditation lyrique sur la séparation, l'absence, et la solitude. " Le tremblement de ta main / quand tu m'as tendu la rose des sables /…Je suis partie en larmes serrant cette fleur de pierre ". Cependant très rapidement se révèle le véritable sujet de ce recueil poétique qui ne se limite en aucune façon à reproduire l'inspiration de Marceline Desbordes-Valmore, mais se rapporte à un sujet beaucoup plus moderne qui est celui du pouvoir du langage et des mots. Les mots ( la poésie en somme ) ont bien sûr une fonction de consolation : " Moment de grâce pour la nuit de mes mots /qui cherchent ton visage consolante sève de ma vie sans toi. ". Mais, au fur et à mesure que se succèdent les poèmes, l'on se rend comptent que ceux-ci n'ont qu'un rôle de substitution. Justifiant le titre du recueil, les poèmes permettent, non pas à l'abandonnée solitaire, mais au couple reformé par la magie du langage, d'exister et de vivre à nouveau.  " Nous vivrons nos mots nos merveilles  / en sachant trébucher / pour mieux nous relever / dans un nouvel élan / Nous vivrons jusqu'au bout une double odyssée. "

 

                                                                                                  Antoine de Matharel

                                                                            in  Poésie sur Seine Printemps 2011 n° 76  

 

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Published by FRANCE BURGHELLE REY - dans NOTES CRITIQUES
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