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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 08:42

                                                                                                                 14 avril 2010,

 

  Monsieur,

 

 

Lors de notre dernière rencontre au P.EN. Club, j'ai eu l'occasion de vous parler de votre dernier roman Un cri pour deux dont je viens de finir la lecture. Je me souviens vous avoir dit alors qu'il n'y manquait rien, que j'aurais aimé l'écrire et également d'avoir tenté de formuler que la fluidité de votre style permettait une identification cathartique aux narrateurs.

 

Je ne dirai pas, aujourd'hui, que j'ai été " agacée " comme Georges-Emmanuel Clancier par les atermoiements des retrouvailles. Au contraire je pense qu'il y a dans votre  double narration un fil conducteur d'une totale logique depuis la perte de " l'ange ".

 

A mon sens, dans votre chef d'œuvre, la fiction est plus réelle que la réalité elle-même et, à l'issue du roman, le fait que vous vous serviez de la grande révolution que représente Internet est une preuve de cette présence au monde.

 

Votre livre est un hymne à la gloire de l'écriture qui permet de retrouver l'essentiel et de le communiquer. Il en est un surtout, pour finir, à la gloire de l'amour recréé.

 

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 18:02

Lointitude, le recueil de Patricia Laranco, plonge le lecteur, dès son poème liminaire, au centre des problèmes de l'être, dans le questionnement le plus intime. Les trois vers mis bout à bout : " Effacé…dans le mot…par l'exil" en sont une preuve ainsi que les derniers vers  qui sonnent comme un cri : " Le Rien…/ miroir glacé /où l'on ne peut / se reconnaître ". Il s'agit bien de l'abolition de l'être et par là de ses mots et  de son écriture elle- même. L'homme se trouve réduit à un corps, à une voix,  à un visage et cela " au fond du fond de l'univers " dans le silence et l'obscurité.

 

Le ton est donné dès les premiers textes où une philosophie se révèle et s'exprime dans de vraies trouvailles. Nous nous y reconnaissons " tissés d'espace et de temps ".

La poétique de l'auteur se nourrit d'éléments concrets, de la pluie, de la peau et un réalisme tout villonnien fait hurler les loups en plein " crépuscule d'hiver " jusqu'à la roche de Lascaux qui suinte.

Quand l'auteure fouille son imaginaire c'est pour conduire son intimité " jusqu' à la racine de l'univers ". Mais s'il y a geste, nous dit-elle, c'est pour mieux se rétracter ", pour " regagner l'état originel ".

Comment exprimer plus clairement, tout en respectant la part de mystère de la poésie contemporaine, la souffrance humaine et ici celle du vrai poète ?

Il faut attendre le coeur du livre pour y lire l'espoir, celui qui vient par les roses. Sont-elles des roses de l'ailleurs, d'Ispahan? Elles sont, en tout cas, les roses du pays des poètes et elles y " vibrent ", comme plus loin vibre la présence des enfants-rois, du firmament et du pain.

Ainsi les variations surprenantes du ton sont-elles une preuve de plus que le réalisme ne nuit pas à la grande et " belle " poésie. En effet comme les roses – et c'est une surprise de plus – est évoqué un visage qui nous tient lieu de légende tant il est beau, celui de la grand-mère. Chaque lecteur de Patricia Laranco ne peut que s'identifier aux éléments fondateurs de la petite-fille devenue poète.

Malgré ces raisons d'espérer, le mot " vacuité " est un cri de plus mais on n'est pas ici à un paradoxe près comme chez tous les poètes-philosophes. Et cette vacuité n'est-elle pas plénitude en fait ? 

L'écriture permet sans doute, comme dans l'athanor des alchimistes, la résolution des contraires, et contient de quoi stopper le vertige devant le " lézardement du réel " évoqué dans " Sensation ".

Mais " Séquelle " nous dit une fois de plus que rien n'est simple. Le texte  qui le suit, en effet, s'appelle tristement " Solitude " et rime, pour faire sens, avec " Lointitude ",  néologisme éponyme ingénieusement créé.

Ce livre circulaire comme dans les cycles de vie et de mort,  nous fait  retrouver, dans la respiration du poème et dans le souffle de l'écriture, la "présence " évidente et torturante de la non-parole, du non-dit.

Mais nous avons été heureusement apaisés le temps de notre lecture. Avant de refermer ce recueil remarquable par ses trouvailles et son message nous avons compris que tout se fait, se pense à cause du " vague-à-l'âme  ".

 

Aussi Patricia Laranco rejoint-elle l'Olympe des poètes qui, sous d'autres cieux et à d'autres époques, ont défini cet état de l'humanité aux prises avec le " joyau de l' immaculée nuit "et nous ont légué, par l'admirable véhicule de la poésie, leurs souffrances et leurs joies.

Nous ne pouvons que l'en féliciter chaleureusement.

 

 

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 17:05


 

                                         Jury du prix Max-Pol Fouchet :

 

  "Un souffle évident et, discrètement sûre, l'évidence poétique. ", Georges-Emmanuel Clancier

 

 

"Beaux poèmes, sensibles et originaux, belles images, beaucoup de fraîcheur. " Anise Koltz

 

 

" Voici une belle et incantatoire poésie à la gloire de la femme aimée. Pas de pathos, une écriture retenue parcourue de belles images . Une scansion inspirée. " Bernard Mazo

 

 

Un lyrisme jeune, souvent émouvant dans la célébration de l'autre, absent ou présent, quand parviennent à se joindre simplicité et originalité. L'ensemble est prometteur comme l'attestent de vraies trouvailles. "  Jean-Pierre Lemaire

 

Extrait du courrier de Cécile Odartchenko des éditions Vanneaux

" Qu'en est-il d'un nouveau recueil qui apporte avec lui une vie, qui se tient au seuil de la maison, qui porte un nom, et même une voix ? La première impulsion c'est bien sûr de l'accueillir, de trouver le coin comme pour une plante ou de bousculer ceux qui sont déjà là…mais c'est comme sur les bancs, on peut se serrer mais pas plus… Malgré la vérité de vos émotions et de vos lignes. " Suit l'énoncé des problèmes de stockage et de finance.   

Extrait de la réponse d'Yves di Manno pour Flammarion ( dont le programme est saturé et qui est déjà obligé de faire attendre les " anciens " ) :

" J'ai été particulièrement sensible à la qualité de votre méditation, à la retenue de votre écriture, à la  riche  sobriété  de vos " images ". C'est un ensemble qu'on sent porté par la Vie – visible et invisible –et qui mérite de toute évidence d'être publié…, ses qualités intrinsèques devraient retenir l'attention d'autres éditeurs, moins encombrés que moi. "

Courriel des éditions Corti ( Fabienne Raphoz )

nous avons accueilli, ces dix dernières années, de nombreux poètes contemporains tant dans le domaine français qu'étranger et n'avons plus de place, avant longtemps pour une nouvelle voix.

Nous avons été sensibles toutefois à votre lyrisme discret et à certaines images novatrices et vous situons bien, telle que vous-même d'ailleurs vous décrivez, dans le sillon tracé par un Jean-Michel Maulpoix ou une Martine Broda.

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 16:58



Appel aux spécialistes de l'œuvre de Marguerite Duras et spécialement aux lecteurs de L'Amour qui m'a inspiré les quelques impressions suivantes. Je souhaite, à leur sujet, obtenir, en échange, des remarques ou même des contestations, de toute façon, un dialogue.

 

L'article n'a pas l'ambition de faire une analyse approfondie ni même synthétique du roman mais plutôt d'essayer de rendre compte des causes qui provoquent l'émotion chez son lecteur au même titre que le fait un texte poétique

 

 

 

Duras ou l'émotion poétique

 

Marguerite Duras, dès les premières lignes de L'Amour, par l'économie des moyens, suggère du regard le plus pénétrant, observe ses personnages, leurs mouvements, le paysage dans lequel ils évoluent. Cette simplicité induit une émotion nourrie du dépouillement des êtres devant l'absurde, la même émotion que l'on ressent en lisant de la poésie sauf qu'ici ce n'est pas de la poésie.

 

"Jour" : une soudaine lumière en un seul mot comme un choc pour le lecteur qui se laisse porter. On entre alors dans autre chose. Même si l'histoire semble banale – mais il est vrai qu'on avance sans vraiment comprendre dans un mystère et un monde nouveaux – Duras ménage presqu'à chaque page des surprises avec ses flashes inattendus. Mais elle en dit plus qu'elle n'en a l'air. De la femme " pâle " chaque lecteur dégage ce qu'il sent : la maladie, la solitude qui ne sont pas dites, comme s'il y avait absence de vie intérieure. Les yeux " s'ouvrent douloureusement ", plus loin le geste de la femme est " d'une tendresse désespéré "; Mais que valent ces hypallages par rapport à une poétique qui est ici celle du corps ? Les mots " crient ", " dévorent ", " sang ", continuent à faire choc comme le mot " enfant " qui contrastent inhabituellement avec " bonheur ".

Paradoxalement, si elle ne comporte aucune trace de lyrisme, l'écriture durassienne est porteuse d'une émotion qui la rend proche de la poésie.

 

L'écrivaine peint par touches juxtaposées sans adjectifs, sans nuances donc. Elle filme partout où porte son regard, contemporaine par un art qui, chez elle, se dépouille, ne tient par rien, à la limite d'un silence qui fait encore miraculeusement musique. Son regard-caméra opère page après page des travellings que nous suivons avec l'obéissance du lecteur qui cherche son émotion  en voulant encore comprendre.

 

Après Duras, il est difficile d'ex-primer un quelconque silence car elle l'a fait sans cesser de nous nourrir. Nous sommes nourris, entre autres, dans L'Amour par ce cri qui nous a déjà marqués dans Moderato Cantabile.

 

 

 Duras et l'absence

 

A la fin du livre l'absence envahit contradictoirement le texte car elle concerne tout et tous. La nature a disparu, les parcs aussi, la mer  " s'éloigne ". Il ne reste plus que le vent " violent " et le soleil mais celui-ci fait dormir et c'est une autre forme d'absence encore. Après qu'ils se sont arrêtés de marcher, de bouger, plus de mouvement encore pour les personnages pris par le sommeil, nécessité annoncée, dès le début du livre où il s'agissait déjà de dormir ou de mourir. Plus de clefs pour la salle où le bal n'a plus lieu. L'absence règne aussi par les interdits puisqu' " on n'a pas le droit d'ouvrir ". Elle devient soeur de l'oubli quand on lit la phrase-clef prononcée par le voyageur " Je ne sais plus rien " qui rappelle la voix de Rimbaud dans " Matin " criant : " Je ne sais plus parler ".

 

 

L'absence envahit jusqu'à l'écriture où se répètent sans cesse les locutions négatives. Ainsi le présent n'apporte-t-il aucune compensation aux objets et souvenirs disparus. Seul revient le mouvement puisque regard il y a toujours, exactement comme la fonction crée l'organe, un mouvement qui suit la marche, les marées, la lumière. La plupart des autres sens sont actifs car on entend les sirènes, on voit du rouge. Il reste ainsi un sursaut de vie avant la catastrophe. Comme si on sortait du rien, du néant avant la décoloration finale, celle de la mer et du ciel, qui nous fait revenir aux premières pages de l'histoire où la couleur avait déjà disparu.

 

Si les paroles ont été porteuses de silence, le silence, à lui tout seul, a porté le sens, celui de la mort métaphorisée par cette absence nommée par touches successives. Comme si on était en présence du travail d'une photographe aux prises avec le développement de sa pellicule et prisonnière de sa chambre noire. 

 

 

 

 

 

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 19:15

Le Capital des mots va nous manquer. Avec ses 21 numéros mensuels, le responsable de cette revue en ligne, Eric Dubois a balayé d'un regard circonspect le paysage actuel de la poésie et s'est montré le plus généreux des go-beetwen en permettant à de nombreux auteurs de se connaître et de se rencontrer.

Il a ainsi permis que soient lus par 20.000 visiteurs plus de 100 poètes. Aucune revue, aucun éditeur n'a atteint depuis des décennies un chiffre aussi considérable pour le genre littéraire le plus noble et malheureusement le plus sinistré en France. J'entends " sinistré " du point de vue d'un lectorat mais en aucun cas du point de vue de l'écriture : les poètes semblent en effet de  plus en plus nombreux et habités par la passion de leur art.

Eric Dubois s'est montré un découvreur de talents.

On a pu en effet entendre en lisant le Capital des mots des voix qui ne gagnent qu'à être connues comme celles de Fabienne Alliot, Anne-Lise blanchard, Laurent Fels, Pierre Kobel, ou même Patricia Laranco dont le travail de journalisme sur Internet est remarquable.

Sans oublier les poètes de la francophonie comme la canadienne Claudine Bertrand ou le mauricien Umar Timol. Le poète responsable du Capital s'est vu – on s'en souviendra - confier des textes par des auteurs consacrés. Nous ne nommerons pour exemple que Marie-Claire Bancquart, Jacques Ancet, le tout récent prix Apollinaire, ou encore Bernard Fournier qui vient d'entrer à l'Académie Mallarmé.

Il ne faut pas oublier que la revue a été honorée par une présentation de son travail lors d'une réunion au Sénat le 23 octobre 2008 sous la présidence de Camille Aubaude, elle-même poète.

Il nous reste à citer un extrait découvert dans son n°8 du recueil Et la vie coule publié chez l'excellent éditeur Gérard Pfister (Arfuyen ). Ecrit par un grand poète récemment disparu et par nous tous regretté, Henri Meschonnic, celui-ci dit : " J'ai tellement regardé regardé les autres/qu'ils sont une part/maintenant de mon regard. "

Ces vers nous semblent illustrer parfaitement la réussite de la revue toujours en ligne et le dévouement de son responsable auquel, tout en le remerciant, nous souhaitons bonne route et prospérité.

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 11:10

 

Lettre au peintre Georges Badin pour son opus, Livre à Deux Voix,publié chez AEncrages et Co, collection Oculus

 

Votre livre est à lui-même un petit bijou.

 L'oculus, regard réciproque pour moi de l'artiste et du spectateur, me fascine.

En ouvrant l'ouvrage les couleurs deviennent, comme il est dit à la fin, nos compagnes mais nous sommes dans l'attente du jaune, couleur gagnante.

La ligne passante et séductrice nous retient encore, dites-vous, dans la mémoire nécessaire aux images.

Vous parlez plus bas de l'oiseau qui demande au vent silence comme la voix de la poésie, pour s'exprimer, l'exige aussi.

Et voici Eve soudain présente, elle à qui on ne pense plus assez et qui, pourtant, " sait " le plaisir.

Ensuite, au cœur du livre, sur la seconde peinture, deux lignes sont à leur tour séduites, voire capturées, par un bleu qu'un orage ( ? ) colore en violet et le jaune cherche sur la droite à gagner le terrain.

Puis, dans la suite de votre évocation, vient la musique, préoccupation majeure de tout artiste, qui se nourrit de silence.

Et j'aime, plus encore que la liberté, la présence d'Eros car le désir est commun au poète et au peintre. Il n'est que pour preuve cette phrase de René Char  :" Le poème est l'amour réalisé du désir demeuré désir "

Celui ci, en effet, s'exprime grâce à une syntaxe que vous dites ouverte sur la vie, dans l'émotion et dans l'audace de l'amour au moment où le corps et le support du travail ne font qu'un. 

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 21:11
" Odyssée en double par France Burghelle Rey ( Encres vives ) Il y a une voix qui dépasse de loin la poésie du professeur de lettres classiques et en extrait toute la modernité, un paradoxe qu'à l'impossible nul n'est têtu. " Jean-Pierre Lesieur, Comme en poésie
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 17:49

Odyssée en double, de France Burghelle Rey, 2009, 6,10 euros. Editions Encres Vives :Michel Cosem, 2 Allée des Allobroges 31770 Colomiers

Les poèmes de cette " odyssée en double " évoquent des voyages présents et peut-être à venir comme semble l’annoncer l’effigie du Janus au double visage (tourné à la fois vers le passé et vers l’avenir), qui figure en couverture du recueil .

Le voyage est aussi bien géographique que temporel, physique que spirituel; les lettres-poèmes sont adressées à un être aimé qui saura les accepter et les déchiffrer : " Tu es mon ami au long cours / ma langue abandonnée aux rosiers de l’hiver ". L’auteur sait nous emporter sur l’embarcation de ses mots, car nous "   sommes rédemptés par ces vers / où le silence est neige / où les signes sont routes ".

La poésie de France Burghelle Rey est visitée par un souffle qui rend son écriture très personnelle. Sa missive (mission ?) réelle est sans doute celle de tout véritable poète : trouver le salut dans les mots, et redonner ainsi l’espoir aux lecteurs : " Il faut prendre pour encre / l’eau de la pluie ou l’écume de la mer / Ce monde hostile aura peut-être / une clarté nouvelle "

Eliane Biedermann

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 19:39

Jury du prix Max-Pol Fouchet :

 

 "Un souffle évident et, discrètement sûre, l'évidence poétique. ", Georges-Emmanuel Clancier

 

 

"Beaux poèmes, sensibles et originaux, belles images, beaucoup de fraîcheur. " Anise Koltz

 

 

" Voici une belle et incantatoire poésie à la gloire de la femme aimée. Pas de pathos, une écriture retenue parcourue de belles images . Une scansion inspirée. " Bernard Mazo

 

 

Un lyrisme jeune, souvent émouvant dans la célébration de l'autre, absent ou présent, quand parviennent à se joindre simplicité et originalité. L'ensemble est prometteur comme l'attestent de vraies trouvailles. "  Jean-Pierre Lemaire

 

Extrait du courrier de Cécile Odartchenko des éditions Vanneaux

" Qu'en est-il d'un nouveau recueil qui apporte avec lui une vie, qui se tient au seuil de la maison, qui porte un nom, et même une voix ? La première impulsion c'est bien sûr de l'accueillir, de trouver le coin comme pour une plante ou de bousculer ceux qui sont déjà là…mais c'est comme sur les bancs, on peut se serrer mais pas plus… Malgré la vérité de vos émotions et de vos lignes. " Suit l'énoncé des problèmes de stockage et de finance.   

 

 


Extrait de la réponse d'Yves di Manno pour Flammarion
( dont le programme est saturé et qui est déjà obligé de faire attendre les " anciens " ) :

" J'ai été particulièrement sensible à la qualité de votre méditation, à la retenue de votre écriture, à la  riche  sobriété  de vos " images ". C'est un ensemble qu'on sent porté par la Vie – visible et invisible –et qui mérite de toute évidence d'être publié…, ses qualités intrinsèques devraient retenir l'attention d'autres éditeurs, moins encombrés que moi. "

 



Courriel des éditions Corti ( Fabienne Raphoz )

« Nous avons accueilli, ces dix dernières années, de nombreux poètes contemporains tant dans le domaine français qu'étranger et n'avons plus de place, avant longtemps pour une nouvelle voix.

Nous avons été sensibles toutefois à votre lyrisme discret et à certaines images novatrices et vous situons bien, telle que vous-même d'ailleurs vous décrivez, dans le sillon tracé par un Jean-Michel Maulpoix ou une Martine Broda. »



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