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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 15:28

 

Perdre son temps à réunir des bribes

ruines de nids  de nous

qui sommes oiseaux de cage en cage

 

Je versifie comme au temps des cerises mon nom de Venise

 

Voler chaque saison de

souvenirs en souvenirs seul

 

J'interroge ma vie heure après heure déchiré par

les à-dieu qui dorment en mémoire

 

Je versifie le chant de mon enfance perdue

autant d'amis qui me manquent

Que sont-ils devenus ?

 

En canon chantent leur peine et la mienne

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 06:24

 

 

                                                                       VII

 

 

 

J'attendais toujours de sortir de la ville ravage dans mon cœur comme ravage dans paris l'été avait installé sa prison c'était la fuite sur les routes

 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 05:56

Le tremblement de ta main

                          quand tu m'as tendu la rose des sables

 

Pourquoi émue me suis-je réfugiée sous le lilas ?

Pour retrouver sans doute le chant des rondes d'enfants

 

Ton regard bleu

                        qui m'a suivi de loin

et la courbe arc-en-ciel

                       de l'adieu de ton bras

 

Je suis partie en larmes

serrant cette fleur de pierre

 

 

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La Neuvaine d'amour, Bruno Doucey, Editions de l'Amandier, 2010

 

A lire la Neuvained'amour de Bruno Doucey on a, dès les premiers vers, l'impression que le mot et son sens, le son aussi, confirment dans leur justesse puis semblent la résoudre " cette hésitation prolongée du son et du sens " par laquelle Paul Valéry définissait la poésie.Tout au long du recueil cette impression sera relayée par celle d'une profonde empathie avec l'autre. Cette fusion qui est celle du " je " avec un " tu " protecteur : " tu protèges ma vie de la vie des courants " se vit dans un espace-temps du départ au retour depuis l'incipit " Je pars " jusqu'à l'union finale. Profonde empathie également avec la nature comme lieu à la fois réel et métaphorique : " Je sens monter en moi une forêt sans arbre ".

La deuxième partie éponyme qui contient cet alexandrin révèle un lyrisme distancié s'exprimant par autant d'anaphores qui martèlent le texte, par des répétitions de vers au rythme ample et incantatoire. Il est vrai que, pour Bruno Doucey, la nature et le cosmos ont une grande importance et que ce cadre récurrent prouve l'attachement du poète à l'expression lyrique dans un chant qui enchante le lecteur par les mots de " forêts ", d' " oiseaux ", d'" étoiles ", de"  neiges ", de " fougères "  et de " pins ". Et c'est  sur son fleuve, dans la pirogue des mots, qu'il traverse le monde auquel il  donne, avec virtuosité et authenticité, sa présence.

Ainsi s'impose dans ce recueil un lyrisme qui exprime un rapport privilégié avec l'aimée et avec les mots dont le poète-narrateur se sert pour la louer. Celui-ci entretient avec la réalité et notamment avec les éléments un rapport si étroit qu'on peut parler d'une véritable symbiose où se révèlent, à travers des choix lexicaux, sa poétique et sa mythologie. On est bien alors face à une esthétique de la surprise et, à lire " Mon cri de latérite / Dépose sa couleur / Au creux de tes sillons ", on se réjouit totalement.

Sans attendre la fin, au coeur du recueil déjà " un et un font deux ", au coeur d'une nuit-bonheur où chacun confie sa peine en deux vers symétriques. Il faut, en effet, – rituel oblige –  dire les choses deux fois dans la réalité de la vie et des vers quand " nous dormons ensemble sans perdre la mesure ". La Neuvaine s'achève, par un procédé analogue, sur la répétition du verbe performatif " Je te nomme " qui, en conjuguant l'action et la parole, entérine pour la conclure l'alliance vécue et consacre l'amour définitivement. Lorsque enfin le poète prononce  " je te nomme ma femme comme on nomme le vin ",  il est l'acteur d'un sacrement et parle  comme en  présence de fonts baptismaux.

Ce choix de la neuvaine, prière de neuf jours dans l'attente de l'esprit saint, permet à un  chiffre plus spirituel de l'emporter poétiquement sur, par exemple, le chiffre sept lui-même bien usé. Mais avant de s'imposer une contrainte dans sa versification, le poète s'est élancé dans la première partie du recueil " A bord du Cavalier Grand Fleuve "et  a rôdé son rythme en cherchant à traduire son chant intérieur. Puis, il se choisit une forme fixe de neuf vers, comme l'amoureux s'impose une épreuve, et exprime avec perfection la profondeur de sentiments intemporels.

A la fin, pour évoquer les trois villages du " chemin kanak ", il peut alors envisager de parler sous une autre forme et dans la force de vers courts. Ainsi après la tension de la Neuvaine  y- a-t-il pour le poète-narrateur et le lecteur comme une détente du corps et de l'esprit. L'exotisme et le choix de mots rares qu'il entraîne n'y sont pas pour rien et font contraste avec la complicité traduite auparavant. Si on est loin dans l'espace, on l'est aussi dans le temps, comme à son aube : " Et je suis l'homme en marche / à l'orée de lui-même ". Le couple est devenu archétype avec  ses "  dieux égarés " et le chant touche au sacré jusqu'à l'emploi du vocatif : " O ma petite mère au ventre mutilé ".

C'est, à l'issue du recueil – le " grand nomade " le crie –  l'aube également d'une parole que les mots, au gré de la " pirogue " des vers, porteront " Sur l'autre versant du monde ".

La poésie, avec, ici, son futur sonore, représente, grâce à Bruno Doucey, l'espoir.

                                                                                                               France Burghelle Rey

 

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 08:27

Iris entremêlés

de nuit et de soleil

comme nos mains nos doigts

 Vous pourrez vous procurer cette anthologie parue au Nouvel athanor au stand 509 du marché de la poésie Place saint Sulpice entre le 27 et le 30 mai.

 

 

Tes gestes de félin ont fabriqué ces tresses

et je respire enfin   amnésique de tes ruses

tes ruses ensevelies sous des falaises de marbre

 

- ils riaient à Carrare dans les années quarante -

 

Je ne me souviens plus

de tes colères de fauve

ni de ton profil ni de ta violence

 

Je respire les iris dans le temple de tes mains

 

Ebloui je tremble Ma campagne est le livre des livres où j’avance pas à pas J’ai eu peur des iris en colère la mort est noire sans fleur consolante

 

Ils m‘ont appelé l’Obscur et j’habitais l’éclat Ebloui par des reflets de mer Il faut voir le Poète la chanter ses mots de feu qui brûlent

 

 

Je tremble ne lirai plus ni serai ébloui mais je cueille la violette éclate de rire. Ma campagne est le livre des livres sur lequel j’ai écrit

 

                                                                            

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 06:16

L'aube a comblé ton impatience et t'a offert la pluie comme de l'or bleu dans les trous du chemin et cette envie à la rivière d'entrer dans l'eau jusqu'aux genoux !

 

 

 

Puis tu regardes la roche et sens ton inquiétude un pont à traverser voilà ce qu'il te faut plus de regrets de la route bleue quand ton domaine sera nouveau

 

 

 

Et si tu suis la rose des vents tu sauras que tout est vrai viendra la rose noire dans l'alerte du vent mais au bout du chemin il n'y a rien rien qui t'attend

 

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 18:52

Poétique du sexe quand les mots sont désir que je mets bout à bout nos corps sont ce vocabulaire nos caresses cette grammaire orgasme pour agrégés d'amour

 

 

 

Poétique du sexe je suis la reine d'un monde sans limite je trouve l'éternité en cinq langues et en cinq cent mille mots mon plaisir est au bout de mes doigts

 

 

 

Poétique du sexe car en fin tu me cries sainte vierge de ma passion la sueur est bien violette aux tempes de l'amour ma langue a double sens dans notre double langue

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 04:42

 

Encres vives,

2 allée des allobroges, 31770 Colomiers, 6,10e

 

 

Avez- vous vu

tourner sur lui-même

l'oiseau

ses plumes soulevés par l'air qu'il provoque ?

 

L'avez-vous vu

attiser les braises de son nid

avant de le fuir?

 

Feu entretenu

pour sa descendance

 

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 04:37

5, rue du Jouy

92370 Chaville

tél: 01 47 50 27 66

 

4° de couverture :

 

Otages de tes angoisses

poèmes  pèlerins aux sources de la liberté

qui violent le silence

                           marié à ta musique

 

- ton réveil exalté enfin sous la glycine

 et de tes mots la houle qui fait vibrer tes vers -

 

J'aime quand tes yeux rayonnent dans l'échancrure du ciel

 

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Voyelles en larmes sans tes poèmes

et mortes sont tes consonnes que tu écris sans elles

 Tes mots têtes cassées de ton mutisme en guerre

 Le silence tel la rançon de la liberté

 Des règles désertées ne reste que le vide

 Retrouve la parole avec l'esclavage

 Recolle enfin la mosaïque

de tes syllabes en miettes

 Emotion en tesselles

 Morceaux devenus phrases

 Ta beauté renaîtra


 



 

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 17:47

Octobre 2010 :  " Ce qu'île dit "

Revue bacchanales n°46

 

J'avais oublié les offrandes

 

L'île où la barque s'échoua

m'offrit le bois et les feuillages

dont furent tressés

canotiers ombrelles et cabas de vannerie

 

Je voulais rejoindre des oasis

vagabond qui craignais l'ouragan

 

Le désert où la barque s'échoua

m'offrit des vapeurs de silence

 

J'abandonnai mes offrandes à un sable si doux

qu'il semblait poudre d'or

 

                                                                           France Burghelle Rey

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 05:42

Une revue remarquable dans le choix des textes, des plasticiens et photographes.

  ( voir dans " catégories  " à droite du blog)

http://diptyque.wordpress.com

 

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