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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 10:41

Les notes ne sont plus noires de

ton chant cette ouate qui

caresse le chagrin river deep mountain high

rock qui devient gospel

 

La folle du logis fatiguée a

ralenti son ballet n'ose plus

rendre ses oracles Proche

de la mort elle se moque d'être au centre

 

Je rabats le caquet de ma gloire de

poète peur de m'abandonner

J'économise mes mots avant

la traversée du fleuve

 

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 10:11

   

Voilà que j'ai filé au rouet

ma vie de l'odeur du lilas

au sourire Kennedy j'entends la musique

des sixties Odeur de terre mouillée

 

les nuits où je t'attends mes années

sont perdues

j'écris et j'apprivoise mes mots

avec le cœur qui pleure mais les yeux secs

 

O tout ce bleu que je vois je veux

t'en faire crédit

te dire je suis né au printemps et

t'empêcher de mourir dans la neige

 

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 18:40

Pourquoi court-elle comme l'eau vive

cette petite? La sarabande se déroule

autour des arbres de mes bois indifférente

aux tempêtes qui se préparent

 

Les vieux ce soir valseront dans l'oubli

des rancunes anciennes

Je suis à l'affût de ces fêtes

sur fond de paysages à la Turner

aux ciels indigo de Chagall

 

Pourquoi vouloir rattraper cette petite qui

souffre? Violence

de mon chant hanté par l'avenir

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 09:21

  

L’amour mort est muet

Il annule les baptêmes :

que ton nom soit tu. Et pour

apprendre à vivre

 

accepte les hivers sans

fuir le temps nouveau

car c’est naissance chaque jour

de vers nouveaux-nés

 

Je n’ai cette fois rien lu

mais l’émotion couvait

 

Vous remerciant je " recopie "  :

la nuit de Rilke seule peut suffire

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 23:52


C'étaient mes jeunes années aux grandes robes

blanches comme des aubes

Ici je suis fantôme sans dieu

ni christ je porte des jeans

 

Nous en plein millénaire sommes

les vieux de soixante-huit

Mois de mai mois de marie malgré tes robes vichy

tu crois au diable et à ses sbires

 

Leurs bruits ne sont pas sons de cloches et les hommes

qu'ils bouleversent sois satisfait de

n'en pas faire partie circulent en pleurant

sans porter de bouquets

 

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 19:30

                                                            

 

 

Tu veux que ta parole fonde

des rêves fonde des royaumes

dont  les cieux chantent :

des mots des mots comme des oiseaux!

 

As-tu oublié que les mots sont prison

qu'il vaut mieux des silences

que des chants pleins de sang

 

 

 

 

 

 

 

Pour des siècles de mots

ma bouche

est ronde de l'aleph

 

pour des siècles de mots

un seconde de silence

est aveu

 

 

 

 

 

 

 

A-t-on le droit de parler

du silence?

Comme si on savait faire parler

les morts !

 

L'odeur du lilas suffit  à dire

l'absence

Je ravale mes mots pour vous  offrir

l'espace

 

avant le silence des cendres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tension

depuis la source

jusqu'au désert de l'aval

 

Errance logique

pour que mort

ne s'ensuive

 

Présence d'un monde

qui sous la langue

vit

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai cru aux verbes

du vide

 

Le néant a menti :

qui suis-je ?

 

J'ai besoin d'ouvrir

les vannes

 

que  l'eau se déverse

comme du  tonneau des anciens

 

 

 

 

 

 

 

Lumière du poème

qui change de sens

 

pour créer sa parole

et quitter la nuit

 

dans le bruit du jour

 

 

 

 

 

 

Chante ton silence

quand se tapit

l'enfance dans

les échos des rires

 

Comme se pause la musique

pour quatre soupirs

résonne

le vide

 

 

 

 

 

 

 

Je te crois

sur ta parole

 

on se chauffe aux cendres

des consonnes aux braises

des voyelles qui chantent

 

Phénix tu brûles

comme le buisson ardent

 

 

 

 

 

 

 

Basilique

dont tu es roi

carreau après carreau

 

Blanche

cette page

faite de faïence

 

Mes mots

tintent

comme tes cloches

 

 

 

 

 

 

 

Je refuse le mensonge

comme cadeau de noces

 

Je refuse les noces

pour me fier au désir

 

 

 

 

 

 

 

Broyer du bruit

pour faire le vide

 

blanc

qui a tout son sens

 

Se taire

pour trouver sa voix

 

 

 

 

 

 

 

Ta voix doit-elle s'éteindre

étoile qui fera la morte ?

 

Tu as dit

dans ton chant

ce qui demande à naître

ce qui cherche à se taire

 

Ta voix doit-elle laisser

ses mots tomber à terre ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ton je t'aime répété

a perdu tout son sens

 

Tu pars à l'aventure

retrouver le son juste

 

 

 

 

 

 

 

Silence

comme la neige

comme l'absence

 

Dans le bruit

je n'entends

ni ta voix

ni ton  silence

 

 

 

 

 

 

 

Ton silence

entre les colonnes de ton temple

blanches et muettes

 

cathédrale

avant l'orgue

 

barque

après le naufrage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans quelle nuit

se dissipent

verba volent

tes réponses

 

Intimité

des volets clos

dans le calme

de ton mas

 

 

 

 

 

 

 

 

Echange

dit ou tu :

 

musique

 

sons et silences

de la conversation

 

 

 

 

 

 

 

Cri

dans l'inconnu de ta nuit

 

Voix

qui ne t'appartient plus

 

Parole

volée par l'oreille étrangère

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Verbum fiat

comme la lumière

et la naissance des étoiles

 

Spes fiat

pour celui

dont riche

s'est fait le silence

 

 

 

 

 

 

 

Se soustraire au vide

pour produire

l'évidence

fruit

du silence

 

 

 

 

 

 

 

Verbe qui performe

comme le verbe du baptême :

je m'offre la parole :

 

béatitudes

en litanies

comme des perles de fiançailles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon silence

légitime

la mort muette

 

Je ne prends aucun des risques

que tu attends

 

Compte mes vers :

 ils sont les pas

que j'ai faits jusqu'à toi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes gestes

sont des mots

et mon corps

une parole

 

Fièvre de mes mouvements

Soif de mon ventre

 

 

  

 

 

 

 

J'ai ramassé

des miettes de miracle

 

pour donner

le monde

 

et offrir

des histoires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand un ange est passé

la fiancée

 choisit

 

 

la couleur de sa robe

 

 

 

 

 

 

Ces mots reçus en plein cœur

comme des pierres

reçois-les à ton tour

ferveur ciels délices exil

 

Je suis sidéré par le marbre

de l'amour des mots

Quand ma langue-ma mère me parle

mon bleu devient de l'or

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                        

 

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