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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 05:12

 

Au moment d'accoster tu recules et tournes le dos au mirage

 

 

 

 

Verso de la terre promise c'est préférer t'enterrer

 

 

 

 

Quand d'autres caressent les miroirs toi tu t'arraches la peau aux débris du passé

 

 

 

                                                                                              12 avril 2013

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 17:47

J’ai à la bouche toutes les questions suis le sosie d’un client de pythie

 

 

 

 

Qui s’enfonce dans la grotte pour chercher la lumière

 

 

 

 

J’en sortirai indemne pour gagner contre tous le concours de la vie

 

 

 

 

                                                                                 8 mars 2013

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 18:23

 

Pas après pas sans main à tenir mais fort de ta foi tu traces ton chemin

 

 

 

 

Dans la brume d’un hiver interminable le halo d’une lampe te guide

 

 

 

 

Vers ce que tu ne connais pas et que d’autres appellent l’invisible

 

 

 

                                                                                     19 février 2013

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 14:58

 

La plage était déserte. Il y avait cependant ce nuage de chaleur qui glissait sur le sable et semblait une présence. Au  loin quelques notes de piano, grelots d'une main enfantine .Y aura-t-il quelques beaux jours cette année où prendre le goût de cette eau qui vogue sous les yeux? Claire était seule depuis qu'elle avait fui enfin ce tourbillon de la ville et de ses habitants. Deux solutions s'offraient à elle maintenant, continuer à se noyer dans une action illusoire ou peut-être, en un repliement sur soi-même, chercher le ton juste pour faire jaillir ces phrases qui sourdaient sans cesse sans pouvoir jamais faire surface complètement.

 

 Claire court vers le rivage. Elle redevient la dame d'Ibsen, l'enfant de Willumsen dont les sandales crissent sur l'ultime étape, le sable avant la mer. Est-ce vraiment elle qui court, ou cette partie d'elle-même brisée jadis par les sanglots et qui redemande à vivre, qui veut prendre sa revanche sur l'épave de son moi. Je ne sais. L'essentiel n'est pas là. Il est dans sa démarche de Gradiva à la conquête d'un inconscient. Elle court vers la mer, elle court toujours,  entraînée par l'appel d'une liberté blonde et azurée où son enfance, où son pays, où son amour, par les nombreuses analogies, par leurs folles correspondances, ne feront plus qu'un.

Mais soudain, elle s'arrête. Un homme est devant elle qui, de ses deux mains tendues, lui offre un coquillage en forme d'étoile, forme symbolique de son unité bientôt retrouvée.

Cours, cours ne t'arrête pas, lui crie des voix aveugles. Mais sa course a pris fin. Son but était plus près. Elle ne l'avait pas vu, gênée par ce mirage qui l'attirait. C'est alors que, serrant le coquillage et souriant à l'homme qui lui avait donné, elle reprend le chemin de sa vie.

 

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 14:05

Il y avait le soleil, le bleu de la mer et nous arrivions enfin au paradis des couleurs. Il y avait aussi le rouge des framboises, le signe de Dieu entre les deux montagnes du fjord Geiranger. La pièce avait été jetée, il fallait donc que nous y revenions. Et c'est vrai qu'il  y avait eu le bleu de sa chemise, le soleil de ses cheveux. C'était il y a 15 ans déjà mais ces couleurs devaient me poursuivre à jamais. Un homme, un pays mais pas de vocation. Celle d'écrire, je la refusais. Il y avait la peur en moi de noyer le bleu et blond dans l'encre du stylo, le blanc du papier. Il me fallait canaliser l'émotion, focaliser le diffus. Et ce soir-là, inspirée par elle - la femme qui avait osé écrire renonçant à l'amour, renonçant à la vie – je restai clouée au lit. L'incantation qui naissait en moi, il fallait l'étouffer ou mieux la garder en moi comme le cœur  qui bat au centre du corps.

Mais ce matin c'est moi qui étouffe : l'expiration doit se faire. La contrainte de la vie sur l'écriture provoque en ce moment l'explosion refoulée si longtemps. Entrer en littérature. La peur est en moi encore, elle y restera mais, cette fois, enfin fécondante.

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 14:46

 

Je veux changer de jeu mettre à profit cette tension qui me sert d'ailes je veux cesser

 

 

 

 

De boire la coupe que nul regard ne me soit étranger nulle voix inouïe je veux

 

 

 

 

Rencontrer ceux qui sont mes jumeaux pour me convertir à moi-même

 

 

 

                                               28 janvier 2013

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 14:53

Nous sommes les obligés d'anankè qui nous inonde d'ombre et de lumière mais

 

 

 

 

Pourquoi nous laisser dériver nous heurter aux cailloux du chemin c'est flotter

 

 

 

 

Qu'il nous faut avant d'arriver au port l'eau est un lit de repos qui précède l'ailleurs

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 05:49

Le poème est une voile un tourment sur la mer et ma vie ce bateau qui lutte contre les vagues

 

 

 

 

 

Mais je vois le soleil qui rougit pour mon soir et je brûlerai encore c’est l’eau c’est le feu au milieu de mes cris

 

 

 

 

 

Cette chaleur de ton règne fait courber les branches et à l’horizon elle est un mirage où se noie une sorte de rêve  

 

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 18:17

J'ai calmé la douleur retrouvé ma recherche cette chance d'écouter

 

 

 

 

A la fois le silence et le bruit quand je vacille mais évite la chute

 

 

 

 

Mes rêves ne seront pas brisés si je retourne dans mon pays natal

  

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 22:33

Je n’ai pas de vitre derrière laquelle contempler ni de racines  pour qu’éclosent mes bourgeons

 

 

 

 

Je ne déplie ni ne froisse les feuilles sont absentes de chez moi mais je garde une présence

 

 

 

 

Et je n’ai plus cette peur au ventre je l’ai arrachée comme on arrache des clous je suis habité

 

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