Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 12:46

" Je voyage dans un Temps qui ne m'appartient plus "

Pour France Burghelle Rey il s'agit de mettre en concordance ( ou au diapason ) la houle du temps avec le chant issu de la mémoire et de l'enfance. D'entrée le poète nous fixe un cadre la Bourgogne ( un petit village près d'Avallon ) avec autour tout ce qui peut rappeler l'enfance ( ce navire d’innocence ) : les lieux magiques ( Combourg, Valdemosa ), la proximité des peintres ( Mondrian, Chagall, Turner )et des musiciens ( Mozart ). Plonger dans les limbes de l'enfance, c'est s'efforcer de retrouver le jumeau perdu ( la fillette ) :

" ô ma mémoire ma renaissance

Laudes de ma vie meurtrie laudes de l'avenir

J'écris guéri sous la dictée d'un ange "

Tout en bridant un lyrisme contenu, le poète renaît par des éclats de mots, de feux, de voix et alors resurgissent les odeurs de terre mouillée ou de roses trémières, le rappel des cahiers d'écolier et de robes de fillettes, les cris des rémouleurs et des marchands de peaux de lapins. Mais le passé s'effrite face à un présent, à un chant hanté par l'avenir. En dernier recours vont nous rester les mots ( comme des astres ou des galets ) et la neige cette patrie neutre. France Burghelle Rey part à la recherche d'un autre pays ( nimbé de lumière, ourlé de silence et de rêve ), avec une autre " langue au souffle immense ". Gérard Paris, " La Grappe ", décembre 2015

Partager cet article

Repost 0
Published by FRANCE BURGHELLE REY - dans NOTES CRITIQUES
commenter cet article

commentaires

Presentation Du Blog

Recherche